Collectif AESH 59-62

Pour nous informer et défendre les droits des aesh, avs

En direct du DEAES, spécialité éducation inclusive et vie ordinaire !

Bonjour,

Je viens partager avec vous mon expérience.
En effet, après avoir exercé le métier d’Auxiliaire de Vie Scolaire pendant 22 mois, je me suis orientée vers la formation DEAES, spécialité accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire (AESH en fait).

J’ai fais partie des 1ères promos. Cela n’a pas toujours été facile car, qui dit nouveau diplôme, dit nouveauté/découverte. Nous avons parfois essuyé les plâtres !! Mais je vous rassure, on a également vécu d’extraordinaires moments.

  • Première étape : trouver un organisme de formation !
    Car même si la plupart de ceux qui organisaient les DE AMP ou DE AVS ont poursuivi avec le DE AES, peu sont ceux qui acceptaient l’option AESH !
    En effet, ils ne connaissaient pas, n’avaient pas de formateur dans le domaine de l’enfance et pour beaucoup n’avaient pas envie de s’ennuyer avec cette option. Leur programme était déjà tout fait, il fallait juste l’actualiser avec la loi de 2005 et ce que cela implique et c’était tout.
    C’est pourquoi certaines de mes collègues en formation dans d’autres organismes, se sont vues obliger de prendre l’option en structure (AMP), si elles voulaient rester.
    Je peux dire que j’ai eu de la chance, car le centre de formation où j’ai été pendant 1 an acceptait cette option. (nous étions à peine une 10aine –certaines comme moi avaient déjà exercé, pour les autres c’était une découverte)
  • Les tests d’entrée en formation : en fonction des centres de formation, ceux-ci étaient gratuits (sauf un organisme).
    Il y avait 2 types de tests : 1 écrit puis 1 oral. L’écrit portait sur des sujets d’actualité et l’oral sur nos motivations, nos connaissances du métier envisagé, nos expériences, la formation, les différents domaines de compétence.
  • Le financement !! Euh comment dire : la galère. Certaines ont pu bénéficier d’un financement région, d’autres (rares) de pôle emploi, de fongecif ou financement personnel.
    A choisir et a refaire, j’essaierais d’avoir un financement région pour ne pas à avoir régulièrement à batailler avec pôle emploi.

Une fois l’organisme de formation et le financement trouver, y’a plus qu’à se lancer. Bon aller je vous rassure je n’étais pas sereine, car mes 20 ans remontent un peu et je ne savais pas si j’arriverais à tout assimiler, à m’organiser entre les cours et le quotidien familial. Mais ça été !!! Et pour vous donner un ordre d’idée, l’âge de ma promo oscille entre 22 et 53 ans !

  • Les stagiaires : nous avions tous des parcours différents, avec ou non de l’expérience (je parle de la promo en générale). Peu d’entre nous avions exercé ou connaissions le métier pour lequel nous nous apprêtions à être formés. Et notre bagage si différent a été une force pour nous tous. En plus de la découverte d’un métier, cela a été une expérience humaine. Les aînés aidant les petits jeunes. Nous nous sommes soutenus tout le long de la formation, aidés lors de nos stages ou examens.

 

  • Les domaines de compétences

La formation se divise en 4 domaines de compétences (DC ou domaine de formation DF).  DC1 : Se positionner comme professionnel dans le champ de l’action sociale

DC2 : Accompagner la personne au quotidien et dans la proximité ;

DC3 : Coopérer avec l’ensemble des professionnels concernés ;

DC4 : Participer à l’animation de la vie sociale et citoyenne de la personne.

Dans chaque Domaine de Compétences, il y a une partie tronc commun et une partie spécialité.

Nous avons trouvé que le nombre d’heures en spécialité n’était pas suffisant et que certaines spécialités pourraient être utiles à d’autres options

(exemples : les AESH, nous avons vu tous les DYS et TFC troubles des fonctions cognitives, et pas les AMP,  alors que bon nombre d’entres eux/elles veulent travailler avec des enfants en IME. Ou la toilette que les avs et amp ont vu en spécialité et qui aurait pu être utile aux AESH.

  • les stages.

Les stagiaires de la spécialité AESH ont été traitées comme ceux des autres options (amp ou avs) par la DRJSCS, des stages de 35h sur plusieurs semaines (en tout 840 heures à faire) et évidemment sur des périodes englobant des vacances scolaires (et ce tout organisme de formation confondu).

Au-delà de réussir a faire 35 h semaine pour ne pas accumuler de retard (en cumulant TAP, cantine, garderie, centres des loisirs etc …), il a fallu aussi se confronter au refus de certaines écoles qui n’ont pas été informées de ce nouveau diplôme, du refus des AVS en poste à qui certains directeurs disaient que nous venions prendre leur place, etc …..

Certes, nous avions des périodes dites blanches que nous pouvions utiliser pour nos stages (des demi journées voire des journées complètes, et pour les plus chanceux, une semaine complète). Au départ ces périodes blanches étaient pour l’écriture des mémoires, le rattrapage d’heures de stage, etc…

Il a donc fallu adapter nos lieux de stages : il y a eu des écoles (maternelles, primaires, lycées), des IME, des IEM, des centres de loisirs, garderies cantines tap, des crèches, des accueils de jours (public entre 18 et 25 ans), des MECS. Certaines ont rattrapé leurs dernières heures en Ehpad, Esat.

Chaque stage est noté par la structure d’accueil sur les 4 domaines de compétences. Ce qui fait que nous avions 4 notes par stage. Ces notes sont importantes car elles influent sur la note finale de chaque Domaine de Compétences et permettent de rattraper les notes d’oral si on n’est pas à l’aise.

  • les cours

Certains centres de formations ont opté pour des formateurs de leur structures. D’autres, comme le nôtre, a préféré faire intervenir des professionnels plutôt que des « profs ». C’est-à-dire des chefs de services, des ergothérapeutes, des éducateurs spécialisés, etc …. Afin de nous parler d’exemples concrets, de nous mettre en situation. Les profs n’intervenaient que sur les cours théorique tels que la bio, les pathologies etc … De ce fait, le programme était aléatoire, on pouvait faire du DC1 au matin et l’aprem du DC4. Cela dépendait des disponibilités des professionnels. Il fallait donc faire preuve d’organisation pour ne pas perdre le fil.

De plus, les cours du tronc commun n’étaient pas adaptés aux AESH. En effet, le diplôme regroupant en plus des AESH, les options Aide Medico Psychologique (AMP) et auxiliaire de vis sociale (AVS), beaucoup de professionnels ne connaissaient pas le monde des enfants ni du handicap. Ils étaient spécialisés dans le domaine de la personne âgée, de  la personne malade ou en fin de vie. Ils avaient l’habitude d’intervenir sur les diplômes DEAVS et DEAMP.

En tant que stagiaires de la spécilalité AESH nous nous sommes souvent demandés ce que nous faisions là et à force d’insister, et ce, avec le soutien de toutes nos collègues (surtout les AMP), certains professionnels ont alors adapté leur cours en donnant des exemples nous concernant, et ça été beaucoup plus intéressant. Puis sont enfin arrivés les cours sur les enfants et le handicap et là nous nous sentions enfin a notre place … A suivre !

Aesh62e

Suite et fin du témoignage :

  • La charge de travail : cela a beau être un diplôme de niveau V, le niveau des cours est bien plus élevé. Il faut faire preuve de rigueur et d’organisation, car en plus des cours, il y a les recherches de stages à faire, les dossiers de stages à rédiger, les contrôles continus à réviser comptant pour le DF1/DC1 final, les oraux a préparer…Un conseil pour celles et ceux qui envisagent de faire la formation, faites vos fiches de révision dès le début et apprenez au fur et a mesure, car le temps défile très très vite et le soir en rentrant chez nous, la vie de famille prend le pas. Donc organisation, rigueur !!!

  • la spécialité : du pur bonheur !!! On a eu des professionnels maîtrisant le sujet ! Une formatrice spécialisée dans les domaines des centres de loisirs, cantines,  tap, et les crèches … (lieux où seront amenés prochainement les aesh a exercer car ils se spécialisent dans l’accueil d’enfant à besoins spécifiques). Et nous avons eu une autre intervenante travaillant avec les aesh/avs au quotidien et maîtrisant les différentes pathologies, les besoins des élèves, nos droits en tant qu’aesh, les ess, le gevasco, la relation parents/aesh etc …. Bref, du bonheur en barre ! On a obtenu des réponses a nos questions et même plus ! Seul bémol : que 147 h de spécialité (sur les 525 heures de cours) qui sont passées à toute vitesse.

Les épreuves : Pour valider le diplôme, il y a des épreuves écrites et orales et ce, en fonction des domaines de compétences. Il faut avoir 10 dans chaque DC pour valider celui-ci.

DC1 : moyenne des contrôles continus de l’année (au moins 2) + moyenne des notes de stages (DC1). A ces moyennes viendra se rajouter la note de l’épreuve écrite de 2 heures. Cette épreuve est éliminatoire : en début de formation il fallait avoir 10/20, ensuite cette note a été ramenée à 5,5/20.

Le DC1 porte sur le tronc commun et non les spécialités. Il faut tout de même parler de son expérience professionnelle et ce n’est pas évident quand on n’a pas travailler avec tous les publics (personnes âgées, autistes, etc ….)

DC2 : écriture d’un rapport de stage (une dizaine de pages) qui est noté (coefficient 1) + moyenne des notes de stages DC2 (coefficient 2) + oral de soutenance du rapport (coefficient 2)

DC3 : avec support écrit sur le stage (2/3 pages non noté) : moyenne des notes de stages DC3 (coefficient 1) + oral de soutenance du rapport (coefficient 1)

DC4 : avec support écrit sur le stage (2/3 pages non noté) : moyenne des notes de stages DC3 (coefficient 1) + oral de soutenance du rapport (coefficient 2

Etant dans les premiières promotions (formation débutée en septembre ou octobre 2016) de ce nouveau diplôme, il était prévu que les oraux auraient lieu en Octobre 2017 et l’écrit en Novembre 2017. Or fin mai dernier, la DRJSCS a décidé que les 3 oraux devaient être passés avant le 8 septembre (en sachant que le troisième stage débutait en juin ou juillet suivant les centres de formation) afin d’avoir notre diplôme cette année, sinon il fallait attendre octobre 2018.

C’est donc, dans le stress et la précipitation que nous avons passé les deux premiers oraux en juin 2017, et le troisième,  début septembre, juste après le stage. Certes, nous avons pu terminer la formation sans le stress des oraux et préparer l’écrit mais cela a été très compliqué à gérer (fatigue, stress, course contre la montre, finition des supports pour l’oral). L’écrit a bien eu lieu le 6 Novembre 2017. Il y a avait deux sujets : un sur la Trisomie 21 et un sur l’autisme. Certaines de nos collègues AVSociales et certaines AMP étaient perdues car elles n’ont jamais travaillé avec ces publics et n’ont donc aucune expérience sur laquelle se baser pour développer le sujet. Le 15 décembre dernier, le verdict est tombé : 98 % de réussite sur notre centre de formation et je suis diplômée !!!! (bon le diplôme papier nous ne l’aurons que fin janvier) mais quel soulagement !!! A nous maintenant de nouvelles aventures …..

Signé : Aesh62e

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